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02. Août 2010

À vos numéros, s´il vous plaît!

Si certains jouets n’existaient pas, il faudrait les inventer: un passe-temps destiné aux enfants a vu le jour, qui séduit également les adultes et fascine aujourd’hui la jeune génération. L’histoire de cette «peinture par numéro» est intimement liée à l’histoire personnelle de Jürgen Schipper. Voici le portrait d’une marque et de son créateur.

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Inlassable: Jürgen Schipper lors de la réalisation de nouveaux cadres.

Certaines personnes rient de cette «peinture par numéro». Selon elles, il n’y aurait aucune créativité dans la mesure où tout est prédéterminé. Cela serait incomparable à l’art et n’importe qui pourrait se rendre compte, à une centaine de mètres, qu’il ne s’agit pas d’une vraie peinture. Mais qui donc a un vrai De Vinci ou Van Gogh accroché dans son salon? Ces détracteurs prétentieux se révèlent être le plus souvent ce genre d’individus incapables de planter un clou dans un mur ou de coudre un bouton, et encore moins d’arranger un bouquet de fleurs.

Mais les adeptes de cette technique du pinceau se considèrent rarement eux-mêmes comme des artistes. Ils savourent simplement ce moment de quiétude qui vient ponctuer leur quotidien ou ce sentiment de satisfaction d’avoir fait quelque chose de leurs propres mains. Ce qui leur importe en réalité, c’est la façon dont ils y sont arrivés. Car il faut compter jusqu’à 30 heures pour terminer un tableau de 40 x 50 cm. Pour un motif complexe comme un triptyque, cela peut prendre 50 bonnes heures.

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Bestseller: caravane d’éléphants

Au début, il ne s’agit que de quelques cases à peindre qui ne ressemblent à rien. Mais à chaque petit coup de pinceau, la curiosité se fait de plus en plus vive: comment le motif vatil évoluer? La condition préalable à un résultat satisfaisant est bien sûr un modèle de grande qualité, comme ceux proposés par l’entreprise Schipper Arts & Crafts, qui a rejoint le Simba Dickie Group en 2008.

Explication pour les lecteurs qui sont totalement novices en matière de «peinture par numéro»: l’artiste amateur achète un kit comportant une toile, des pinceaux et de la peinture. Les contours du motif pictural sont prédessinés sur le support blanc, et chaque case à peindre est numérotée. Chaque numéro correspond à la couleur qu’il faut utiliser pour peindre la  case. Plus le motif est détaillé et plus il est diffi cile de s’y retrouver dans cet enchevêtrement de chiffres et de lignes. Et  c’est justement ce qui en fait tout l’attrait.

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Intensité lumineuse: dans l’usine, tout est une question de bonne teinte.

Il y a plus de quarante ans, Jürgen Schipper, originaire de la ville de Fürth, découvrait le système américain du coloriage chiffré de Walt Disney dans un magasin de jouets new yorkais. Il s’agissait d’une copie du célèbre tableau «La Cène» de Léonard de Vinci. «J’ai tout de suite été fasciné», se souvient Jürgen Schipper dont l’offre comprend aujourd’hui encore ce chef d’oeuvre.


Quand on le veut …
De retour des États-Unis, ce fils de fabricant de jouets s’appliqua à développer ses premiers motifs «Les Quatre Saisons», à trouver les dessinateurs adéquats, à combiner les peintures à l’huile et à lancer la production. Mais le marché allemand était loin d’être réceptif. «Les commerçants n’en voulaient pas», raconte Jürgen Schipper en se souvenant de ses premières tentatives de commercialisation. On lui disait que c’était un truc de gosses, qu’un adulte ne faisait pas ce genre  de chose. Mais il a finalement réussi à convaincre Karstadt, le numéro un des grands magasins, ce qui l’encouragea à croire en ce système de peinture.

Ses minis tableaux pour enfants proposés par un discounter alimentaire se vendirent rapidement comme des petits pains. Et ce fut la surprise: «Les adultes se rendaient dans les magasins de jouets à la recherche d’une «peinture par numéro» pour euxmêmes. «La demande émanait vraiment du client lui-même», raconte Jürgen Schipper. «Les commerçants ne pouvaient se soustraire à cette demande persistante». Ce n’était pas tant les enfants, mais plutôt leurs frères et soeurs aînés, leurs parents et grands-parents qui voulaient la peinture par numéro: il la leur fallait.

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Une base multicolore: les huit couleurs primaires solubles dans l’eau attendent dans de grosses cuves avant d’être mélangées après se pose dans la machine de remplissage de coleurs.

Un faiseur de tendances qui met
Au fil des ans, Jürgen Schipper perfectionna grandement cette technique de peinture. Depuis 1997, elle ne propose plus que des peintures acryliques à base d’eau, inodores et résistantes à la lumière. «Identifier les tendances et les mettre rapidement en oeuvre», telle a toujours été notre devise. Tout ce qui intéresse vraiment les gens fonctionne. Autrefois, les motifs religieux étaient des articles à succès: le Bon Pasteur, l’ange gardien, ou encore les peintures murales que l’on aimait acheter sous forme de gravures pour les suspendre dans la salle à manger. Un thème indémodable est par exemple la fascination pour l’Égypte ancienne, ou encore le style de vie exotique et tout ce qui contribue à créer une ambiance «tout droit venue d’Afrique». Les fleurs et les paysages haut en couleurs rencontrent toujours le même succès, notamment en Europe du Nord. Outre les Allemands, les plus gros acheteurs de «peinture par numéro» sont les Autrichiens et les Suisses.

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Haut en couleur: une employée remplit les petits pots de peinture.

Toujours et encore le travail manuel
Ces 25 dernières années, Schipper a vendu quelque 2,5 millions de peintures. Son portefeuille comprend aujourd’hui 120 motifs. 85 % d’entre eux sont destinés aux adultes, bien que la part réservée aux enfants soit en augmentation. Chaque  année viennent s’ajouter six à huit nouveaux modèles de peinture dont la fabrication relève toujours d’un processus aux  multiples facettes. 

Qu’il s’agisse d’une copie d’original ou d’un modèle conçu librement, Jürgen Schipper ébauche tout d’abord ses idées par des mots et des dessins, destinés à l’illustrateur. Au bout de nombreuses ébauches et quelques corrections, l’artiste peint le modèle final et définit les cases et les contours à peindre. Il choisit les couleurs qui correspondent naturellement à  l’original. Plus il y a de couleurs et de cases et plus la version par numéro est subtile et se rapproche de l’original. Une grande peinture de 40 x 50 cm comprend de 800 à 1 000 cases à peindre. La palette de couleurs la plus simple se  compose de six couleurs, tandis que la variante professionnelle en comprend 42. Il faut compter environ six semaines pour les défi nir. Tout cela relève encore du travail manuel. Seule la reproduction du support se fait sur ordinateur. Pour le peintre amateur, des contours fins et exacts sont aussi importants que des numéros bien lisibles.

Savoir reconnaître les couleurs
Les teintes sont mélangées à l’aide de la table de couleurs de l’artiste. Dans l’usine de Nuremberg de 2 000 m², toutes  les couleurs du monde sont rassemblées dans des milliers de bouteilles, ce qui donne l’impression de déambuler à l’intérieur d’une immense boîte de peinture. Aujourd’hui, un total de 5 000 coloris différents y est manipulé. Pour réaliser ne serait-ce qu’un citron, six à huit nuances différentes sont nécessaires. Du reste, tout est «made in Germany». Seule l’étoffe de coton destinée aux toiles provient d’Extrême-Orient.

Au milieu des années 90, Jürgen Schipper développa une toute nouvelle idée qu’il réussit à imposer. Avec «Peins ceux que tu aimes», les clients peuvent envoyer une photo en noir et blanc qui sera transformée en modèle à peindre. Jürgen Schipper, à l’origine de cette invention, l’a fait brevetée.

Un autre exemple illustre bien le fait que la créativité constitue une véritable affaire de coeur pour ce diplômé en gestion d’entreprise: pour les adaptations de peintures, une fiche informative sur l’original est jointe dans chaque boîte. Qui était l’artiste, quand a-t-il peint la toile, où cette dernière est-elle exposée, etc. «C’est un peu de l’éducation artistique», sourit  Schipper.

L’entreprise emploie 24 collaborateurs que Schipper a pour la plupart formés lui-même. Ils s’occupent par exemple du service de peintures de rechange, unique en son genre. Il arrive souvent que les peintures sèchent quand elles n’ont pas  servi pendant une longue période. Dans ce cas, il suffi t d’appeler le service le matin, et les petits pots de remplacement  sont envoyés au client dans l’après-midi.

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Le chef d’oeuvre: la Joconde de Léonard de Vinci en tableau grand format de 40 x 50 cm.

Un sourire – un chef d‘oeuvre
Le créativité de Schipper ne connaît pas de limites. Sa dernière innovation: des cadres uniques dont la couleur est subtilement assortie au tableau. C’est l’entreprise Eichhorn du Simba Dickie Group qui fournit les cadres en bois de pin encollés et prêts à l’emploi. Le client peut le réaliser lui-même en appliquant une couche de teinture ou de bronze doré, en le patinant à l’aide d’encaustique ou de cirage ou en l’agrémentant d’une feuille d’or. Le look antique et l’aspect vieil or sont les plus populaires actuellement.

Pour montrer au monde ce qu’il est maintenant possible de faire avec la «peinture par numéro», Jürgen Schipper a présenté la plus belle pièce de son oeuvre au début de l`année: la «Mona Lisa» de Léonard de Vinci (1452-1519), le tableau le plus célèbre au monde exposé au musée du Louvre de Paris. «Mon chef d’oeuvre», déclare Schipper en souriant doucement. «C’est véritablement la peinture par numéro dans toute sa perfection».

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L'équipe: Jürgen Schipper avec ses commerciaux, Alexander Singh, Christian  Fackelmann et Sebastian Hoffmann (de gauche à droite).

Contacts presse
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Mme Isabel Weishar

Tél: +49 (0) 911-9763-263
Fax: +49 (0) 911-9763-162

e-mail: i.weishar@simba-dickie.com