24. Septembre 2008

Des couleurs, encore plus de couleurs, licence – diversité illimitée.
Du parfum de David Beckham, un téléphone portable Swarovski ou de la literie du FC Bayern – aucun problème grâce au merchandising. Dans l‘industrie du jouet aussi, les licences sont très recherchées. Uwe Weiler, COO du groupe Simba Dickie, à propos des chances et risques.
YO-YO à Monsieur Weiler : comment fonctionne le merchandising dans le secteur du jouet?
UWE WEILER: Les licences sont commercialisées par des médias, c‘est à dire par des films ciné, par la télévision, la musique, les BD, les livres. Le preneur de licence veut transférer leur succès à un produit. Si un film ou une série sont vraiment brûlants, les enfants aimeraient simplement tout avoir avec leur logo. Les licences offrent aux fabricants l‘avantage de se distinguer de la concurrence et d‘obtenir une plus grande attention. Elles permettent même parfois d‘acquérir de nouveaux groupes cibles.
Quel rôle y joue le groupe Simba Dickie dans tout le secteur ?
En Allemagne, nous sommes l‘un des preneurs de licence les plus importants. Sans compter les nombreuses licences pour véhicules automobiles (Schuco, Dickie et Carson), nous possédons plus de 20 licences. Ce qui fait plus de 1 000 produits dans le groupe. Dans le cas de Walt Disney par exemple, nous sommes des partenaires stratégiques dans toute l‘Europe et au Moyen-Orient pour les Princess Dolls, les articles en bois Winnie the Pooh et My friends Tigger & Pooh ainsi que dans le secteur Racing.
Et comment marchent les affaires de licence ?
Bien, merci. Tout ce qui a à voir avec la série ciné « Wilde Kerle » continue à marcher excellemment. De nombreux concurrents y sévissent, mais chacun occupe son propre domaine. Nous bénéficions de l‘avantage de pouvoir créer des synergies entre nos marques. Trois marques ensemble peuvent atteindre ce à quoi une seule n‘arrive pas. Les « Wilde Kerle » sont ainsi représentés chez Simba, chez Dickie et chez BIG. Dickie Toys sera d‘ailleurs le premier preneur de licence faisant de la publicité TV – en octobre 2008, sur les chaînes SRTL, RTL2 et Nick.
En fonction de quels critères l‘entreprise choisit-elle ses partenaires de licence ?
En fonction de leur compétence clé, savoir-faire et réputation. Nous avons déjà commence à commercialiser des licences en1982. Dans le segment des poupées et des véhicules automobiles, nous sommes imbattables.
Qui sont les plus grands preneurs de licence pour jouets au niveau mondial ?
Les grands acteurs qui collaborent depuis des années avec des entreprises comme Walt Disney ou les studios de film à Hollywood, obtiennent naturellement les licences master toy qui englobent Presque tous les produits de marque et peuvent coûter des centaines de millions de dollars américains.
Comment est née, par exemple, la cooperation avec paris Hilton ?
C‘est notre CEO, Michael Sieber, qui en a eu lui-même l‘idée. Il a un flair infaillible pour les tendances. Paris est la It-Girl typique, il devait donc être possible d‘arranger quelque chose. Steffi Love était facile à comprendre. Nous avons développé une stratégie et présenté un concept à son agence.
Est-ce que c‘est typique de Simba Dickie que les idées viennent du CEO ?
Michael Sieber a un excellent flair pour les produits. Nous avons en outre toujours des échanges intensifs avec le commerce international. Et les producteurs de films connaissent déjà un à deux ans à l‘avance ceux qui vont sortir dans les salles de cinema et donc quelles licences sont intéressantes pour le commerce de jouets.
Est-ce que les licences représentent un genre d‘assurance pour un fabricants de jouets ?
Ce serait trop beau, mais c‘est une histoire très éphémère et la pression est incroyable. Une licence est toujours conclue pour une durée déterminée, d‘ordinaire pour deux ans.
En quoi consiste cette pression ?
Il faut d‘une part être très rapide afin d‘avoir les produits à temps. Et d‘autre part, on ne peut jamais savoir exactement si un film ou une tendance ont vraiment une attraction suffisante.
Citez-moi un exemple positif.
Nos princesses Disney se vendent très bien depuis 2002.
Est-ce que vous voyez un avenir pour les affaires de licence ?
Absolument. En comparaison aux autres pays européens, l‘Allemagne, pour ne citer qu‘un exemple, reste fortement en arrière. Cela tient aux parents qui sont plutôt conservateurs et qui préfèrent les jouets classiques. Mais le marché va croître. Les articles sous licence gagnent de plus en plus en importance dans les affaires à l‘international.
Est-ce qu‘il y a des articles que vous refusez de faire ?
Un article sous licence doit se soumettre à notre philosophie et à notre éthique : le but étant toujours de faire plaisir aux enfants, et non de les dégoûter ou de les effrayer.
Quel est l‘aspect le plus passionnant du merchandising ?
C‘est le fait de « rester à l’écoute ». Nous connaissons l‘avenir, ce qui signifie souvent des connaissances passionnantes. Prenons « Hannah Montana » ou « Highschool Musical », le groupe cible devient de plus en plus jeune. En Grande-Bretagne, ils ont un succès énorme. Déjà des petites filles de six ans écoutent la musique et adoptent le look des modèles. En Allemagne, nous l‘observons pour la première fois chez les petites filles de neuf ans.
Est-ce que vous allez développer advantage les affaires de licence ?
Nous voulons augmenter notre niveau actuel. Parallèlement à nos propres développements produits, c‘est un secteur d‘activité important. L‘alliance des deux stratégies est sans doute la voie royale.